Ajouté(es) au panier
Ajouté(es) au panier
Panier

LE BOIS CONNAÎT UN NOUVEL ESSOR – NOUS VOUS PROPOSONS DES SOLUTIONS DE PROTECTION INCENDIE ADAPTÉES

Le bois redevient un matériau de plus en plus populaire et ce, même pour la construction de bâtiments de plusieurs étages. Mais qu’en est-il du risque d’incendie ?

Maquette en bois d'une ville

Septembre   I   6 minutes

 

La construction en bois ne cesse de gagner du terrain depuis quelques années. Près de 15 pour cent des nouveaux bâtiments en Europe centrale sont aujourd’hui construits entièrement ou en grande partie en bois. Dès qu’on évoque les maisons en bois, tout semble tout de suite plus chaleureux : on pense aux maisons suédoises colorées, aux refuges de montagne qui se dressent face à de magnifiques panoramas, dans une atmosphère douillette et protectrice.   

D’ailleurs, impossible aujourd’hui d’imaginer le secteur de la construction sans le bois, même dans le contexte d’une architecture moderne, urbaine et multi-étages. La construction en bois n’est pas seulement en plein essor, elle gagne aussi en hauteur, au sens littéral. Le plus haut immeuble en bois du monde, la HoHo à Vienne, avec ses 24 étages, doit être achevé avant la fin de cette année. A moyen terme, d’autres planifications surpassent déjà la HoHo : des projets de premier plan, comme la tour Oakwood à Londres et la River Beech Tower à Chicago, vont devenir les premiers gratte-ciels en bois du monde. Si tout se déroule comme prévu, ces deux constructions dresseront dans le ciel leurs 80 étages spectaculaires d’ici 2030.

Ces hauteurs jusqu’alors inégalées avec les constructions en bois peuvent être facilement atteintes grâce aux nouvelles technologies, notamment le bois lamellé-collé croisé léger, mais stable. En dehors de ces constructions de prestige, le bois, un matériau vieux de plusieurs milliers d’années, devient également très intéressant dans les bâtiments résidentiels de plusieurs étages. Dans ce cas, le maître mot est la « redensification urbaine ».

Le bois comme matériau de construction : respectueux du climat et idéal pour la densification des zones urbaines

Vue futuriste de la ville

La renaissance actuelle de ce matériau, ancien et nouveau à la fois, est principalement due à la demande croissante en solutions durables, capables de contribuer à la préservation si cruellement nécessaire du climat. Le bois en tant que matériau de construction offre plusieurs avantages à cet égard : un boisement durable et régional permet de disposer en permanence de stocks suffisants. En même temps, les arbres absorbent de grandes quantités de CO2 tout au long de leur vie. Même les maisons à faible consommation d’énergie bénéficient de ce matériau de construction. La superposition de plusieurs parois en bois, par exemple, assure une excellente isolation. Les planchers et les murs en bois ont une faible conductivité thermique et garantissent des pertes de chaleur relativement faibles.

Bien que les critiques affirment souvent que leur durée de vie est courte, les maisons en bois les plus anciennes, qui ont plus de 600 ans, sont là pour réfuter cet argument.

Certes, les ressources diminuent de plus en plus, mais le nombre de logements suit la même courbe. En raison de la croissance démographique et de l’urbanisation croissante, nous devons trouver rapidement des réponses en vue de créer plus de logements sur des surfaces à bâtir limitées et déjà très construites.

Une réponse cohérente à ce problème est la redensification. Il s’agit de créer de nouveaux logements au-dessus ou entre des structures existantes. Les centres des villes européennes sont déjà très denses : la seule direction encore ouverte pointe vers le haut. Toutefois, l’extension de bâtiments existants est une question complexe, surtout en ce qui concerne la statique. Le bois a un avantage décisif sur les méthodes de construction en dur. Par rapport aux structures en béton ou en pierre, les structures en bois sont plus légères, mais tout aussi stables. Elles peuvent également être assemblées rapidement, relativement facilement et sans poussière. La qualité de vie des habitants vivant à proximité d’un chantier de redensification n’est donc guère affectée.

Durabilité / Urbanisation

Des réserves de bois durables

Alors que 13 millions d’hectares de forêts sont détruits chaque année dans le monde entier, l’Europe affiche la tendance inverse : la superficie forestière augmente lentement, mais régulièrement de 0,4 pour cent en moyenne par an.

A cette fin, l’UE a soutenu des projets de protection de l’environnement dans le cadre du programme LIFE avec plus de 2 milliards d’euros de 2007 à 2013.

L'urbanisation en Europe

72% de la population européenne vit dans des zones urbaines et ce nombre ne cesse d’augmenter. Pourtant, la plus forte croissance n’est pas enregistrée dans les grandes villes, mais dans les banlieues et les villes satellites environnantes.

Dans la plupart des cas, la redensification n’a donc pas lieu dans l’espace confiné des centres-villes, mais sous forme d’aménagement en îlots. Toutefois, les milieux politiques prennent des contre-mesures. L’UE veut réduire le réaménagement des terrains de 129 hectares par an à 30 d’ici 2020. 

 

Respectueux de l’environnement, mais présentant un risque d’incendie ? Non, parce que le bois brûle « en toute sécurité »

Pièce avec lambris en bois sur les murs

Encore plus haut avec le bois : même si la formule semble intéressante sur le plan architectural, elle illustre surtout une vérité incontournable dans le cadre de la nécessaire redensification urbaine. Pour de nombreux maîtres d’ouvrage, elle suscite pourtant l’image d’un piège fatal en cas d’incendie. En réalité, cette évaluation est une simple erreur de jugement compte tenu des méthodes de construction d’aujourd’hui. En effet, comme le disent souvent les pompiers : le bois brûle en toute sécurité. Saviez-vous, par exemple, que les pompiers préfèrent éteindre un feu dans un bâtiment en bois plutôt que dans un bâtiment en acier ? En cas d’incendie, l’acier se brise soudainement et de façon imprévisible. La défaillance d’une construction en bois est prévisible et peut donc être mieux évaluée. 

« Les bâtiments en béton ou en acier sont exposés à un risque supplémentaire par rapport aux bâtiments en bois en cas d’incendie : le béton chauffe, l’eau contenue dans le béton se transforme en vapeur, laquelle fait exploser certaines parties en béton. Les fers d’armature sont exposés et leur classe de résistance diminue. Sous la pression du béton lourd, tout ceci peut entraîner l’effondrement du bâtiment. Les bâtiments en bois se comportent différemment en cas d’incendie : le feu brûle lentement le bois de l’extérieur vers l’intérieur. La capacité de charge des structures en bois est garantie plus longtemps, de sorte que la structure ne s’effondre pas de manière inattendue. »

Lukasz Wagner, Business Development Manager Fire Stop, Pologne

L’explication est simple : les bois ont une vitesse et une température de combustion connues, tandis que composants en bois ont une résistance au feu relativement élevée. Le bois brûle relativement lentement et n’est pas un excellent conducteur de chaleur. Ainsi, les composants en bois conservent longtemps leur forme. Par ailleurs, la carbonisation en surface du bois brûlé fournit une couche protectrice, qui ralentit également la combustion du matériau. Ces atouts se reflètent d’ailleurs dans les classifications européennes : le bois est toujours considéré comme étant tout au plus « normalement inflammable ». Le bois a donc des qualités propres, même en matière de protection incendie. L’intérêt de l’industrie s’en trouve attisé. Dans de nombreux projets de recherche, par exemple, le thème de l’encapsulation des matériaux en bois a fait l’objet d’études très poussées.  

Malheureusement, les réglementations européennes en matière de construction ne mettent pas encore en avant ce comportement au feu relativement sûr dans des normes générales de protection incendie. Et comme la réglementation en la matière ne s’applique qu’aux bâtiments à plusieurs étages, ce sont précisément les projets innovants en matière de redensification et de construction en bois qui souffrent de cette lacune.  

Des solutions malgré l’absence de normes ?

Façade en bois avec fenêtres

Aujourd’hui, la protection incendie dans le secteur de la construction en bois à plusieurs étages est encore plus complexe que dans la construction classique en dur, ce qui n’a aucun rapport avec le risque d’incendie lié au matériau lui-même, mais plutôt avec l’absence de produits et de normes approuvés.

Il faut donc trouver des solutions sur mesure. Pour ce faire, il s’avère nécessaire de s’allier à un partenaire capable de faire preuve de souplesse et de compétence face aux exigences d’un bâtiment. Les possibilités ne manquent pas, allant des plaques de placoplâtre spéciales pour ralentir la réaction au feu des parois en bois jusqu’aux cloisonnements spéciaux pour les passages de tuyaux et de câbles, qui conviennent aux composants en bois. Il s’agit, par exemple, de mousses et de revêtements coupe-feu, de manchons ou de briques coupe-feu. 

Durant la phase de planification d’un bâtiment en bois, nombre de facteurs doivent être pris en considération. Quels produits sont adaptés aux constructions en bois et peuvent-ils être intégrés dans un projet de construction virtuel ? Quels produits, outre les produits coupe-feu, minimisent les risques pour les habitants, mais aussi pour les exploitants ou les propriétaires de la maison ?

L’ancien port franc de Zurich, le Skaio à Heilbronn ou la tour « Haute couture » à Amsterdam prouvent qu’il est possible de trouver des solutions coupe-feu sûres pour les bâtiments en bois. Hormis des solutions créatives et sur mesure, un certain nombre de normes et d’homologations sont désormais nécessaires. Rien ne s’opposera alors à une utilisation beaucoup plus généralisée du bois dans le secteur de la construction, même en zone urbaine.

Hilti dans le domaine de la protection incendie pour les constructions en bois

Bureau moderne avec murs en bois

Des systèmes coupe-feu éprouvés 
Pour s’assurer que les solutions coupe-feu peuvent effectivement prévenir ou ralentir la propagation d’un incendie dans d’autres parties d’un bâtiment, elles doivent faire l’objet d’essais minutieux en ce qui concerne leurs diverses propriétés. Le matériau de base du produit doit non seulement être difficilement inflammable, mais il doit également garantir une étanchéité efficace contre les gaz dangereux qui se forment lors d’un incendie dans une pièce adjacente, par exemple.

Les gaz de combustion représentent le plus grand danger pour la vie et l’intégrité corporelle en cas d’incendie
Parmi ces gaz, bien évidemment, certaines émanations qui sont malheureusement à l’origine de la majeure partie des décès durant les incendies. Elles se propagent à une vitesse de 15 à 100 mètres par seconde, limitent la visibilité et coupent littéralement le souffle des victimes. C’est pourquoi l’étanchéité aux gaz de combustion de tous les produits coupe-feu Hilti est testée dans le centre d’essais contre les incendies Aventis. Une norme d’essai utilisée dans l’aéronautique sert de base à l’évaluation du risque pour la santé des produits réactifs coupe-feu.

Comme les incendies peuvent également provoquer des explosions, Hilti soumet certains de ses produits coupe-feu à des essais d’explosion, afin de déterminer si le calfeutrement peut résister à une « surpression brusque », c’est-à-dire une onde de pression de 0,5 à 2 bar.

Résistance au feu

Temps durant lequel un élément de construction résiste au feu tout en assurant sa fonction, par exemple sa capacité de charge.

Les 3 critères les plus importants sont les suivants : 

  • Capacité de charge : mesure de la stabilité structurelle d’un élément en cas d’incendie.
  • Protection contre les flammes ou étanchéité d’un local : mesure de la capacité d’un élément à empêcher la propagation des gaz et des flammes en cas d’incendie.
  • Isolation : mesure de la capacité isolante d’un élément, c’est-à-dire la période pendant laquelle le côté résistant au feu de l’élément ne dépasse pas une température de +180°C.

Ces ressources pourraient également vous intéresser

Laboratoire de recherche sur la protection contre l'incendie avec une personne en combinaison de protection

Protection incendie «made in Germany»

Septembre 2019  I  3 minutes

Chez Hilti, les services Développement et Production travaillent main dans la main. 

En savoir plus
DOMAINE DES CLOISONS SÈCHES

Innovations hilti dans le domaine des cloisons sèches

 

Bien équipé pour l'agencement intérieur.

En savoir plus
Composant résidentiel modulaire sur grue lourde

Construction modulaire

Septembre 2019  I  5 minutes

Préfabrication en série pour plus d'efficacité dans le secteur du bâtiment.

En savoir plus

Contactez-nous
Contactez-nous